[Classement UNESCO : témoignage de tradition culturelle – période significative dans l’histoire humaine]Nessebar (en bulgare Несебър, « Mésembrie » en français classique), signifiant « la ville ancienne », est une cité historique de Bulgarie sur une presqu’île rocheuse de la côte de la mer Noire. Fondée par les Thraces, son nom signifie « ville de Mesla ». Deux ports existaient, au nord et au sud, où des restes d’anciens navires ont été trouvés.
La vill de Nessebar, touchée par les invasions barbares, fut conquise par les Bulgares en 812, cédée aux Byzantins en 864, puis reprise sous le règne de Siméon Ier de Bulgarie. Grâce à sa situation géographique et à ses ports, Messembria demeura stratégique pour l’Empire byzantin dans les Balkans orientaux et la mer Noire.
En 1366, Nessebar fut prise par l’armée croisée d’Amédée VI de Savoie, avant de revenir à l’Empire byzantin. En 1396, les Turcs la conquirent et elle fut intégrée à l’Empire ottoman en 1453. Sous domination ottomane, Misivri perdit de son importance bien qu’une vie culturelle et économique persistât. Au XIXe siècle, Nessebar devint le centre d’une kaza du Sandjak d’Islimye.
Nessebar conserve des vestiges de son enceinte grecque du VIe siècle avant J.C., partiellement engloutis par la mer, ainsi que des traces de l’acropole et du temple de Zeus Hyperdexio, remplacé par une basilique à l’ère chrétienne. Sous la domination byzantine, le mur d’enceinte fut reconstruit et des tours ajoutées. Deux basiliques remarquables furent édifiées, influencées par l’architecture de Constantinople.
Au Moyen Âge, de riches familles bulgares et byzantines rivalisèrent pour embellir la ville avec de nombreuses églises et chapelles. Les façades des maisons furent ornées d’une décoration alternant pierres blanches et briques rouges avec des carreaux de céramique vernissés. Nessebar, devenue cité balnéaire, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. Allez, on flâne…